C’est lors d’une soirée entre amis qu’une phrase de Maria Montessori m’est revenue : « N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur. Alors, apprenons-leur à s’adapter. ».

Il est évident que si, 30 ans plus tôt, une voyante m’avait dit que je deviendrai « Chargée e-marketing », que je travaillerai sur le « Web », que j’enverrai des « newsletters » et que je gérerai des « marketplaces », je me serais demandé quelles substances illicites elle aurait bien pu consommer. Et pourtant, elle aurait eu raison !

Ces vingt dernières années ont vu émerger de nombreux nouveaux métiers et il est certain que les années futures verront naitre des métiers encore inconnus à ce jour.

J’ai donc cherché sur internet : « Enfant apprendre être adaptable » « Enfant adaptable ». J’ai eu plusieurs propositions comme apprendre à son enfant à être propre, un livre pour apprendre à écrire, des lits évolutifs, des chaises enfant,… Aaaaahhh !  La problématique des mots clefs !

En cherchant « rendre un enfant adaptable » je suis tombée sur le postcast de l’émission « 7 milliards de voisins » sur RFI qui traitait justement du sujet : « Comment rendre son enfant « adaptable » à toutes les circonstances et sans peur. » avec Marie Gilbert, docteure en sciences de l’éducation et Florence Millot, psychologue et pédo-pédagogue.

En réalité, la question ne se pose pas pour les enfants. L’enfant vit dans le présent, il est naturellement adaptable et motivé. Il suffit de le voir essayer encore et encore, essayer de s’asseoir, de se mettre debout, de marcher, d’encastrer, de parler, d’imiter. Rien ne semble pouvoir tarir cette soif d’évoluer.

Mais alors que se passe-t-il pour qu’une fois devenu adulte, il devienne rigide, que le moindre changement soit source d’angoisse ? Et surtout, comment faire en sorte qu’il ne perde pas cette faculté ?

Le premier point que j’ai retenu est l’importance de la sécurité affective. L’amour sans condition que l’adulte porte à l’enfant, le regard, les paroles et les gestes bienveillants, lui permettent de développer son estime de soi. L’enfant a besoin de trouver de l’estime dans le regard de ses parents et des adultes qui l’entourent.

L’enfant a aussi besoin d’être écouté, que l’adulte lui donne du temps. Ecouté dans ses émotions, dans ses questionnements. Ecouter un enfant c’est lui poser des questions en l’invitant à trouver en lui-même ses propres réponses, sans jugement. Intérieurement, l’enfant va se fortifier en prenant conscience qu’il est capable de penser.

Il est également important de diversifier les apprentissages : la vie de famille avec les moments de partage, les activités qui vont permettre à l’enfant de s’exprimer dans d’autres univers, en veillant toutefois à ne pas le surcharger, et l’apprentissage scolaire, en valorisant tout ce qui est proposé pour lui permettre d’élargir ses connaissances, ses compétences et apprendre à se connaître. Par contre, il n’est pas question de supprimer les exigences mais de l’encourager à travailler par rapport à lui-même, en lui disant « Soit meilleur que la dernière fois » plutôt que « Soit le meilleur ».

Enfin, et surtout, il nous revient de ne pas le plomber avec nos peurs, il est important de ne pas rester sur une réalité qui peut être angoissante. Je sais bien que c’est plus facile à dire qu’à faire. Il suffit de regarder autour de soi pour voir des catastrophes : le changement climatique, le terrorisme, le chômage, etc. pas de quoi se réjouir et pourtant, il faut essayer de ne pas plonger l’enfant dans cette atmosphère, de l’aider à sortir du sentiment d’impuissance en lui montrant ce que nous, à notre niveau, on peut faire, comme par exemple, ne pas gaspiller l’eau pour préserver notre planète, développer les qualités humaines pour éviter les guerres (D’accord ! Il y a du boulot !), de rester positif car après tout, l’être humain est capable du pire comme du meilleur.

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