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3 piliers de mon projet éducatif avec au cœur la bienveillance, inspiré des pédagogies Lóczy et Montessori, des neurosciences et de la pédagogie positive.

 

bienveillance

 

 

 

Bébé, qui a passé 9 mois bien au chaud dans le ventre de sa maman, se retrouve projeté dans un monde inconnu. Il doit pleurer pour avoir à manger, avoir des câlins, être bercé, etc.  alors que jusqu'à présent, ses besoins étaient comblés sans même qu'il ait à le demander.

Il me semble dès lors évident que l'enfant ait besoin d'attention, qu’il soit abordé en douceur, rassuré et apaisé lorsqu'il est capté par une émotion (colère, tristesse, peur,,..), qu'on lui parle et qu'on lui explique les choses. Je suis persuadée que même si, intellectuellement, il ne comprend pas, il ressent.

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La libre motricité c'est laisser l'enfant évoluer à son rythme, tant au niveau du sommeil, de l’alimentation, des activités que de ses besoins affectifs.

C'est permettre à l'enfant de faire seul, de se tromper, de recommencer, de lui faire confiance.  Il ne s'agit pas non plus de le laisser abandonné à lui-même. Durant mes stages, j'ai pris l'habitude de m'asseoir sur le sol, à proximité, pour l'observer. Je lui souris, l'encourage du regard. Je suis là s'il a besoin. Je pense qu'il est important de se mettre à son niveau pour être accessible. Il peut, s'il le désire, venir s'installer à mes côtés ou sur mes genoux pour un câlin, lire un livre, jouer. Bien sûr, j'interviens si sa sécurité est menacée. En effet, libre motricité ne veut pas dire le laisser tout faire. L'enfant, pour se construire, a besoin d'un cadre. Les limites sont structurantes et les règles sont protectrices à l’égard de l’enfant, pour les autres et pour lui-même.

Ce temps de libre motricité me permet également d'apprendre à le connaître, d'identifier ses besoins, et de proposer des activités. Par exemple, il se frotte les yeux à plusieurs reprises, je lui propose d'aller faire une sieste. Il jette des jouets : lors des activités accompagnées, je lui proposerai de jouer au chamboule-tout. Ce jeu répondra à son besoin de motricité, de jeter, tout en veillant à sa sécurité, à celle des autres enfants et... à la mienne. Ou encore, je remarque que lors du repas, l’enfant manipulait sa nourriture et faisait des tas. Après la sieste, je lui proposerai une activité de manipulation ou de transvasement. Ce jeu répondra à son besoin de manipuler.

 

autonomie

 

 

 

Le nouveau-né est dépendant de son entourage mais à mesure qu'il grandit, il acquiert de nouvelles compétences et a une envie d'autonomie, un besoin de faire seul, de participer.

Toutes les occasions sont bonnes pour l'encourager à être autonome. Je lui donne le temps qui lui est nécessaire.

Par exemple, lors du change, je lui montre comment il peut se soulever pour me permettre de glisser une couche. Après une activité, je lui demande de m'aider à ranger. Au moment du repas, je lui demande de m’aider à mettre la table.

 

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J'ai fabriqué une « salle de bain Montessori ». Elle permet à l'enfant de se laver les mains avant le repas ou après une activité ainsi que de se laver la bouche après avoir mangé. 

 

Pour moi, l'autonomie, c'est aussi apprendre à faire des choix :  « Tu veux aller voir les poules ou les moulins ? ».
Et parce que les poules sont à la Ferme Dhénin à Lille, et les moulins, près du Parc St Jean à Villeneuve d'Ascq, l'enfant apprendra également à renoncer ou, tout au moins, à retarder son désir.

 

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Le nouveau-né découvre son monde grâce à ses cinq sens : la vision, l'audition, l'odorat, le goût et le toucher. Tel un grand explorateur, il est poussé par une force intérieure, un désir d'expérimenter. Il nous revient de maintenir et de soutenir ce potentiel, de l’accompagner dans l’éveil de ses sens en lui proposant des activités qui utiliseront et développeront ses compétences, de lui expliquer le monde dont il fait partie, d’éveiller son intelligence, de l’aider à développer sa personnalité, sa créativité, à se socialiser. Bien sûr, l’objectif n’est pas d’en faire un futur diplômé de Sciences Po ou un futur médecin mais, grâce à l’observation, de lui proposer des activités adaptées qui répondront à son besoin d’expérimentation et dans lesquelles il prendra plaisir.

L’activité accompagnée n’a pas d’obligation de résultat. Il est primordial que l’enfant se fasse plaisir et se sente en confiance. Je suis là pour l’accompagner, l’aider s'il en fait la demande. En effet, une intervention directe et intempestive de l’adulte dans l’activité de l’enfant le prive de la joie de faire par lui-même. L’enfant, se sentant frustré et découragé de ne pas y arriver seul aussi vite, perd intérêt et plaisir dans l’exercice de l’activité. Il risque même de perdre confiance en lui et de devenir dépendant car l’intervention de l’adulte lui aura procuré un plaisir d’une telle intensité qu’il ne lui sera pas possible de la reproduire aussi rapidement(1).

Quelques idées d'activités accompagnées : sorties (RAMI, Centre de Loisirs Mosaïque à Lille-Fives, Square Coustou à Lille, Ferme Dhénin à Lille, Parc St Jean à Villeneuve d'Ascq...), les temps de lecture, de comptine, l'éveil corporel, musical, l'éveil artistique...

Bien entendu, une activité, qu'elle soit libre ou accompagnée, ne serait pas complète sans règles cohérentes, qui ont du sens et qui répondent à des valeurs. Par exemple, si un enfant est en colère, il peut venir en parler, il a le droit d’exprimer sa colère mais il n’a pas le droit de nuire aux autres. : « Tu as le droit d'être en colère mais tu n'as pas le droit de frapper, tu n'as pas le droit de casser. Si tu as besoin de frapper, tu peux frapper sur ce coussin. ». Si un copain dit « arrête ! », l’enfant doit arrêter parce que chaque individu doit être entendu et respecté.

Je ne suis pas pour donner des sanctions avant 3 ans. Le « NON » est, à mon sens, suffisant pour poser les limites. Je n'aime pas l'humiliation, elle me met mal à l'aise. Je peux cependant être amenée à demander « réparation ». Par exemple, si un enfant a écrit sur une porte, je vais lui demander de m'aider à nettoyer. S'il a frappé un copain, je vais mettre en relation les 2 enfants et inviter le « coupable » à présenter des excuses. Libre à l'autre d'accepter ou de refuser

 

J'ai toujours eu l'intime conviction qu'il fallait laisser les enfants évoluer à leur rythme, ne pas les infantiliser, ne pas être trop interventionniste ou au contraire les sur-stimuler. C'est difficile parce qu'on est dans une société de comparaison « Il est propre ? Il marche ? ... ». Entre nous, qu'il soit propre à 24 ou 36 mois, est-ce que ça aura une incidence sur sa vie d'adulte ? Est-ce que vous demandez à votre médecin de famille à quel âge il a été propre ?

Mes nombreuses lectures ainsi que les cours d'accompagnement éducatif ont mis des mots sur ce que je ressentais et m'ont apporté des outils pour accompagner les enfants. J'ai vraiment plaisir à partager le quotidien des tout-petits, les voir grandir, évoluer, pour un jour, partir vers une nouvelle aventure !

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(1) Autonomie et activités du bébé – Recueil d'articles de l'institut Pikler Lóczy-France  - 2